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SinoCiné vous présente l’actualité du cinéma chinois, taiwanais et aussi singapourien: les films dans les salles en France, dans les festivals, à la télevision et en DVD.
Il contient aussi les biographies des principaux réalisateurs (voir liste dans "Catégories") et des acteurs et actrices:

- Tony Leung
- Leslie Cheung
- Liu Ye
- Ge You
- Takeshi Kaneshiro
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- Maggie Cheung
- Zhou Xun
- Shu Qi
- Faye Wong
- Zhang ZiYi

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mardi 2 février 2010

Wang Quan-An


Chinois
Né en 1965

Wáng Quan-An (王 全 安) est un réalisateur chinois, de la sixième génération, né en 1965 à Yan'an (Chine). Il a été diplômé de la Beijing Film Academy en 1991.
Contrairement à beaucoup de ses contemporains, qui se concentrent sur la vie urbaine, Wang Quan-An se concentre sur la vie rurale en Chine. Il a, pour l'instant, sorti 3 films : Eclipse de lune (Yue shi), The Story of Ermei (Jing zhe, non sorti en France) et Le Mariage de Tuya (Tuya de hun shi).
La Tisseuse (Fang Zhi Gu Niang) sort dans les salles ce mois-ci (le 24 février 2010) et Apart Together (Tuan Yuan) est présenté en ouverture du festival de Berlin.

dimanche 1 février 2009

Tsai Ming Liang

Taiwanais
Né en 1957

Tsai Ming Liang est né en Malaisie et y a vécu ses 20 premières années, dans un petit village, avant de partir pour Taipei. Ceci a eu, dit-il, un impact important sur sa personnalité, qui s’est, peut-être retrouvé plus tard dans ses films. « Encore aujourd’hui, je ne me sens ni Taiwanais ni Malaisien. En un sens, je peux aller n’importe où et m’y sentir bien, mais je ne ressent jamais le sentiment d’appartenance ».
Il est diplômé, en 1982, du département d’art dramatique et de cinéma de l’Université Culturelle de Chine, puis travaille comme producteur de théatrem scénariste et réalisateur pour la télévision de Hong-Kong.
En 1994, il réalise Vive l’Amour et obtient un Lion d’Or à Venise. Puis, en 1997, il a le Prix Spécial du Jury à Berlin pour La Rivière, et, en 1998, The Hole est sélectionné à Cannes.
En 2001, Tsai Ming-liang réalise Et là-bas, quelle heure est-il ?, un drame à la fois poétique et burlesque qui donne une nouvelle dimension à son cinéma. Suivent le court-métrage Le Pont n'est plus là (2002) et Goodbye, Dragon Inn, un film poétique qui se démarque par sa grande tristesse. En 2005, le cinéaste démontre un nouvelle fois sa capacité à surprendre avec La Saveur de la pastèque (toujours en salles), comédie musicale torride et sulfureuse dans laquelle les Taïwanais se perdent dans le sexe et... la saveur de la pastèque.

jeudi 15 janvier 2009

Edward Yang

Taiwanais
Né en 1947
Décédé en 2007


Edward Yang (Yáng Déchāng) est, avec Hou Hsiao-Hsien et Tsai Ming-Liang, l’un des principaux réalisateurs de la « nouvelle vague taiwanaise ». Il est né en 1947 à Shanghai et a grandi à Taipei, puis a étudié le génie électrique à Taiwan puis en Floride. Yang a toujours été passionné par le cinéma mais a dû laisser sa passion de côté pour se consacrer à une carrière dans la high-tech. Après avoir travaillé à Seattle, il retourne à Taiwan, et se consacre au cinéma en travaillant comme script et assistant de production. Puis il réalise des courts-métrages, avant son premier long-métrage The Day on the Beach, en 1983. Puis, il fait jouer Hou Hsiao-Hsien dans Taipei Story, l’histoire d’un ancien champion de baseball qui essaie de trouver sa voie à Taipei.
En 1991, il tourne A Brighter Summer Day, sur les gangs d’adolescents dans le Taipei des années 60, puis Mahjong, en 1996, une réflexion sur la société moderne et urbaine de Taiwan au travers de regards d’étrangers. Yang est surtout connu pour Yi-Yi, pour lequel il a reçu le prix de mise en scène à Cannes en 2000.

Il est décédé en 2007, d'un cancer du colon, alors qu'il travaillait à un film d'animation, The Wind.

samedi 30 août 2008

Dai Sijie

Chinois
Né en 1954

Dai Sijie est né en 1954 dans le FuJian. A cause de ses origines de classe moyenne éduquée, il fut envoyé en camp de rééducation dans le Szechuan de 1971 à 1974. Cette période lui inspirera un des plus poignants témoignagnes sur la rééducation des intellectuels durant la Révolution Culturelle : Chine, ma douleur.
Après sa libération, il retourne au lycée, puis à l’université où il étudie l’histoire de l’art. En 1984, titulaire d’une bourse d’étude, il vient en France étduier le cinéma à l’IDHEC. Il tourne 3 films en France : Chine ma douleur, Tang le onzième et Le mangeur de lune.
Il écrit Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise, son premier roman, largement autobiographique, qui devient un best-seller et est traduit en 25 langues (mais pas en chinois...) Ce roman est vraiment poignant et nous plonge dans la misère des jeunes de bonne famille que Mao croyait pouvoir laver de leurs supposées déviation en les envoyant au fond de la montagne. Dai Sijie en tirera un film, très beau, mais très édulcoré par rapport au livre.
Il a aussi écrit « Le complexe de Di » (Prix Femina 2003) et réalisé Les filles du botaniste chinois (qui est sorti en France le 26 avril 2006).

lundi 28 avril 2008

Ang Lee

Taiwanais
Né en 1954

Ang Lee est né et a grandi à Pintung (Taiwan), puis a fait des études aux Etats-Unis. Il est diplômé en théatre à l’Université de l’Illinois, et a obtenu un master à la Tisch School of the Arts de New York ou il était en classe avec Spike Lee.
Beaucoup de ses films traitent des interactions entre modernité et tradition. Ses films tendent aussi à avoir un ton léger et comique qui tranche avec le réalisme tragico-historique du cinéma taiwanais d’après 1987.
Son dernier film, Brokeback Mountain, actuellement en salles, a gagné le Lion d’Or au Festival International du Film de Venise, a été élu meilleur film 2005 par les critiques de Los Angeles, et est nommé 8 fois aux Oscars. Si vous ne l’avez pas déjà vu, allez-y ! (« une belle histoire d'amour, de tolérance et de liberté », Ouest-France).

Hou Hsiao-Hsien

Taiwanais
Né en 1957

Hou Hsiao-Hsien (Hóu Xiàoxián en pinyin) est né en 1947 en Chine continentale (dans la province du Guangdong). Sa famille a suivi les troupes de Chiang Kai-Shek l’année suivante et a émigré à Taiwan (à Taichung, puis Hsinchu, puis dans un petit village, l’image de la famille Hou est racontée dans le très beau Un temps pour vivre, un temps pour mourir).
HHH tourne souvent des drames minimalistes à propos des bouleversements de l’histoire chinoise et taiwanaise, au travers de leurs impacts sur des individus ou de petits groupes de personnages. Par exemple, La cité des douleurs (1989) dépeinds une famille prise dans les conflits entre les taiwanais d’origine et les nouveaux arrivants chinois, après la victoire des communistes sur les nationalistes en Chine continentale. Ce film a brisé un tabou de longue date et est devenu un succès, bien que n’étant, à priori pas un film commcercial.
Son style est marqué par de longues scènes avec des mouvements de caméra minimalistes, par l’usage de l’improvisation et par le jeu naturel et discret de ses acteurs. Sans abandonner son austérité, son style a évolué, dans les années 90, vers une beauté sensuelle.
Il a dirigé le film japonais Café Lumière, en 2003, en hommage à Ozu, l’un de ses modèles. Le film traite de thèmes chers à Ozu (les tensions entre parents et enfants, entre tradition et modernité) à la manière de Hou. En 2005, Three Times (toujours dans les salles) raconte 3 histoires d’amour, en 3 lieux et 3 époques (1911, 1966 et 2005) différents, mais avec les mêmes acteurs. C’est le 6e film de HHH à avoir été en compétition à Cannes (Le maître de marionnettes avait remporté le prix du jury en 1993).
Ses films ont remporté des prix dans de nombreux festivals, par exemple à Venise ou Berlin. Cependant, ses films sont encore souvent trop peu présentés en Occident en dehors des festivals.
Hou a été également acteur, dans « Taipei Story » d’Edward Yang, en 1984. Il a produit « Epouses et concubines » de Zhang Yimou, et Olivier Assayas lui a consacré un documentaire : « HHH, portrait de Hou Hsiao-Hsien ».

jeudi 17 avril 2008

Chen Kaige

Chinois
Né en 1952

Fils d'un réalisateur et d'une rédactrice littéraire, Chen Kaige connaît les travaux à la campagne imposés par la Révolution Culturelle dès 1965. Soldat de l'Armée de libération du peuple de 1971 à 1975, il rejoint le département Réalisation de l'Académie du cinéma de Pékin en 1978.
Son diplôme en poche, Chen Kaige entre aux Studios de Pékin, où il débute comme réalisateur adjoint. En 1984, l'apprenti cinéaste signe son premier film, Terre jaune (pour lequel Zhang Yimou est directeur de la photographie) vraisemblablement inspiré de sa propre expérience puisque le film, récompensé aux festivals de Locarno et d'Hawaii, suit un soldat communiste envoyé dans la campagne chinoise.
Il devient célèbre quand il obtient, en 1993, la Palme d’Or à Cannes, pour Adieu ma Concubine (avec Leslie Cheung et Gong Li)

En 1999, il se tourne vers les légendes épiques avec L'empereur et l'Assassin. En 2002, il tourne son premier film en anglais Feu de glace qui ne rencontre pas le succès critique et populaire de ses précédents films.
En 2002, il sort L'enfant au violon puis revient à l'histoire chinoise avec Wu ji, la légende des cavaliers du vent en 2005.

dimanche 13 avril 2008

Zhang Yimou

Chinois
Né en 1950

Zhang Yimou, un student très moyen de la Beijing Film Academy, diplômé en 1982, commence comme directeur de la photographie, en partie pour Terre Jaune, de Chen Kaige. Il réalise son premier film en 1987 : Le Sorgho Rouge, avec son épouse Gong Li (l’histoire d’une jeune héritière qui organise la résistance face à l’invasion japonaise dans les années 30), qui lui vaut un Lion d’Or à Berlin.

Il continue à faire tourner Gong Li dans Judou (1989), Epouses et Concubines (1991), Qiu Ju, une femme chinoise (1992), Vivre (1994) et enfin Shanghai Triad (1995) qui marquera la fin de leur collaboration et de leur relation sentimentale. Puis viennent, entre autres, des films dans la lignée de Tigres et Dragons (de Ang Lee) : Hero en 2002 et Le Secret des Poignards Voilants en 2004.

Il s’est également essayé à l’opéra en produisant Turandot, de Puccini, à la Cité Interdite.

Zhang Yimou a dernièrement participé au projet '"Chacun son cinéma", à l'occasion des 60 ans du Festival de Cannes.

jeudi 21 décembre 2006

Peter Chan

Chinois
Né en 1962

Peter Chan (Chan Ho-sun, 陳可辛) est né en 1962 à Hong Kong.
Il a passé son adolescence à Bangkok, puis a étudié aux Etats-Unis où il est allé à l’école du cinéma de la UCLA. Il est retourné à Hong-Kong en 1983 et a commencé à travailler dans l’industrie du cinéma. Il a été second assistant de John Woo pour le tournage de « Les larmes d’un héros » en Thailande.
Son premier film, Seung Sing Gusi (avec Maggie Cheung) est récompensé à la Hong Kong Film Directors' Guild en 1991.
Eric Chan fut l’un des cofondateur de la United Filmmakers Organization (UFO) au début des années 90, qui a produit de nombreux succès du cinéma hong-kongais tels que « Xin nan xiong nan di » .
A la fin des années 90, il travaille à Hollywood où il réalise Destinataire Inconnu, avec Kate Capshaw, Tom Everett Scott et Ellen DeGeneres.
En 2000, il fonde Applause Pictures avec Teddy Chan et Allan Fung. La société se donne pour objectif de resserer les liens pan-asiatiques de l’industrie du cinéma, en produisant par exemple « Jan Dara » du thailandais Nonzee Nimibutr, ou « One Fine Spring Day » du coréen Hur Jin-Ho. Il co-réalise 3 histoires de l'au-delà.
En 2005, Perhaps Love a été projeté en cloture du Festival du Film de Venise.

vendredi 15 septembre 2006

Jia Zhang-Ke

Chinois
Né en 1970

Jia Zhang-Ke est sorti de l’Académie du Film de Beijing en 1997, et a alors travaillé sur son premier long-métrage Xiao Wu artisan pickpocket, l’histoire d’un petit voleur à la tire qui sort de prison et ne se reconnaît plus dans sa ville natale qui, comme beaucoup de villes chinsoies, a changée durant son absence.
Il continue avec plusieurs films indépendants, tous interdits en Chine : Platform, l’histoire d’une troupe de théâtre chinoise de 1979 à 1989, qui permet d’évoquer les évolutions culturelles, politiques et économiques d’un pays en plein changements, puis Plaisirs inconnus, présenté en compétition officielle à Cannes en 2002.
En 2005, The World est son premier film autorisé en Chine, bien que le regard qu’il porte sur la société chinoise est tout aussi critique et désenchanté.

mardi 5 septembre 2006

Lou Ye

Chinois
Né en 1965

Lou Ye est un réalisateur chinois, né en 1965 à Shanghai (où se passent deux de ses principaux films).
Ses parents étant acteurs, Lou Ye a passé son enfance dans les coulisses de théatres. Devenu adulte, il étudie la peinture à l’Académie du Cinéma de Beijing. Alors que ses ainés dans cette prestigieuse école étaient plus influencés par le cinéma soviétique, sa génération est profondément influencée par le cinéma européen et américain.
Son film de fin d’études, Weekend Lover, a aidé à définir le concept de 6e génération du cinéma chinois (l’équipe de production était la plus jeune de l’histoire du cinéma chinois). Le film suit les vies d’un groupe de jeunes désorientés dans le Shanghai des années 80 et du début des années 90. Le sujet fait que le film rencontre bien sûr des problèmes avec la censure, et Weekend Lover remporte le prix Fassbinder du meilleur réalisateur au festival de Mannheim-Heidelberg en 1996.
En 1995, face à la quasi-impossibilité de trouver en Chine du financement pour un film indépendant, Lou Ye se tourne vers la télévision et produit « Super City », une série à succès qui lui permet d’offrir à ses collègues de la 6e génération la possibilité de filmer ce qu’ils veulent.
En 1998, il fonde la Dream Factory, l’une des premières sociétés de production indépendantes en Chine. Il produit alors et réalise Suzhou River, histoire d'amour fantastique revisitant le mythe occidental de la sirène, qui obtient le grand prix du festival de Rotterdam, ainsi que le le prix d'interprétation féminine au festival de Paris en 2000.
En 2003, il écrit et réalise Purple Butterfly, dans lequel il revient sur le conflit sino-japonais dans les années 30. Le film, dans lequel joue Zhang ZiYi, fait partie de la sélection officielle du festival de Cannes en 2003.
Son dernier long-métrage (en 2006), Palais d’Eté, raconté l’histoire, en 1989, de deux jeunes amoureux qui vivent une relation d'amour - haine, complexe et érotique, dans un pays soumis aux troubles et à l'instabilité politiques. Le film a permis à Lou Ye d’être présent, pour la deuxième fois, en Sélection Officielle à Cannes.
A ce jour, seul Suzhou River est sorti en France.

1. Le jeudi 7 septembre 2006 à 17:00, par Xiao Ma

Lou Ye a été banni pour cinq ans par la censure chinoise pour avoir présenté, sans l'autorisation du gouvernement, Palais d'été en compétition officielle au Festival de Cannes.

mardi 15 août 2006

Feng Xiaogang

Chinois
Né en 1958

Feng XiaoGang est le fils d’un membre du Parti Communiste Chinois et d’une infirmière. Il commence sa carrière cinématographique comme décorateur au centre d’art de la télévision de Pékin. Plus tard, il passe à l’écriture de scénarii et il a travaillé directement avec Zheng Xiaolong et Wang Shuo. Mais c’est en tant que réalisateur de Dream Factory qu’il est passé à la célébrité ; le film a été un grand succès en Chine et a établi un nouveau style appelé « Hesui Pian » (film du nouvel an). Il est marié à l’actrice Xu Fan.
Il a réalisé, en 2003, Cell Phone (que j’ai pu voir durant le festival du film chinois de Paris), l’histoire d’un célèbre animateur de la télévision dont le téléphone mobile joue le trouble-fête dans ses relations entre sa femme et sa maîtresse. Feng vient de terminer The Banquet, une somptueuse fresque historique, avec Zhang ZiYi, Ge You (le héros de « Vivre »), et Zhou Xun (voir le site en anglais).

mardi 25 juillet 2006

Zhang Yuan

Chinois
Né en 1963

Zhang Yuan sort de l’Académie du Cinéma de Pékin en 1989, mais refuse de travailler pour les studios officiels et gagne sa vie en tournant des clips pour MTV. En 1990, il réalise son premier film indépendant, Mama, l’histoire d’une jeune mère célibataire et de son fils mentalement attardé. En 1992, dans Bâtards pékinois, il dépeint la jeunesse pékinoise, sans oublier le chômage, les dépendances de la famille et le « sex, drug & rock ‘n roll ». Le film, dont le tournage, sans scénario autorisé, est interrompu maintes fois par la police, est ensuite interdit en Chine, mais obtient la Mention spéciale du jury du Festival international du film de Locarno. Zhang Yuan devient alors l’enfant terrible de la 6e génération.
En 1996, East Palace, West Palace (Dong Gong Xi Gong) présente, en filigrane, la répression de la société chinoise au travers du long interrogatoire d’un jeune intellectuel homosexuel. Bien sûr, ce film est, comme les précédents, censuré par le gouvernement chinois.
Puis il sort de la clandestinité en 1999, avec Seventeen Years, l’histoire d’une meurtrière qui revient dans sa famille après 17 ans de prison. En 2003, Green Tea nous offre une vision très académique des relations homme-femme, et, en 2006 est sorti Little Red Flowers.
Il a aussi réalisé plusieurs documentaires, sur des sujets aussi divers que la démolition du vieux Pékin, Li Yang (la gourou de l’anglais en Chine), la Place Tien An Men, ou Jin Xing (la célèbre transsexuelle danseuse-étoile).
Zhang Yuan a reçu, en 2000, des mains de Catherine Deneuve, le Prix spécial du cinéma pour la culture de la paix décerné par l’UNESCO.

mardi 6 juin 2006

Eric Khoo

Singapourien
Né en 1965

Eric Khoo a étudié le cinéma à Singapour, et a commencé sa carrière avec des court-métrages tels que When the Magic Dies, en 1985, Barbie Digs Joe, en 1990, ou Symphony 92.4, en 1993. Il a également réalisé des téléfilms, des vidéo-clips et des programmes de télé. En 1999, il est nommé par Asiaweek comme l’un des 25 asiatiques ayant le plus d’influence sur le cinéma et la télévision. En juin de la même année, il reçoit le Prix de la Jeunesse de Singapour pour sa contribution à l’industrie nationale du film.
Les films d’Eric évoquent des thèmes comme l’aliéniation dans le Singapour contemporian, la nostalgie d’un passé plus humain, et la complexité de la sexualité. Influencé par Taxi Driver, de Scorcese, Khoo utilise souvent un anti-héros comme personnage principal de ses films : un vieil homme solitaire qui se suicide dans Symphony 92.4, un vendeur de porc accro aux prostituées dans Carcass, un citoyen modèle dans 12 Storeys. Khoo utilise souvent des images de Singapore loin de la caricature de ville-état bien propre sur elle que s’imagent les touristes qui ne mettent les pieds qu’à Orchad Road. Malgré celà, Khoo arrive à tirer une réelle beauté de vieux culs-de-sacs insalubres, d’immeubles décatis et de repères de prostitution.
Khoo est célèbre pour 3 films qui ont été présentés et primés dans de nombreux festivals de par le monde : Mee Pok Man (1985), 12 Storeys (1997, premier film singapourien présenté à Cannes) et Be With Me (2005, présenté en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes).

samedi 3 juin 2006

Wang Xiaoshuai

Chinois
Né en 1966

Diplômé de l'Académie du Cinéma de Pékin, Wang Xiaoshuai fait partie de la 6e génération (celle dont les pères sont Zhang Yimou ou Chen Kaige). Il écrit et réalise son premier long métrage en 1993, Les jours (« Dongchun de rizi » en mandarin), à l'âge de 27 ans. Très bien reçu par la critique occidentale, le film est néanmoins inscrit sur la liste noire (il décrit essentiellement le désarroi des jeunes intellectuels dans les années post-Tian An Men), interdisant la distribution du film sur le territoire chinois..
C'est sous le nom de Wu Ming (« Sans nom ») qu'il met en scène Frozen (l’histoire d’un artiste qui met en scène sa mort, enfermé dans un bloc de glace), selectionné dans plusieurs festivals internationaux et qui décroche la mention spéciale du jury au Festival de Rotterdam en 1995.
A la fin de la même année, il dirige « A vietnamese girl » pour les Beijing Film Studio. Cette oeuvre est refusée par le comité de censure et il faudra trois ans de re-montage et un changement de titre (So close to paradise) pour que le film soit autorisé à la diffusion. En 1998, le film est sélectionné au Festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard.
Toujours en 1998, le jeune metteur en scène rejoint le casting international du drame de François Girard, Le Violon rouge. Sur la voie du succès, Wang Xiaoshuai voit son cinquième long métrage, Beijing bicycle, remporter l'Ours d'argent au Festival de Berlin de 2001. Devenu un habitué de la Croisette, il se rend de nouveau à Cannes pour présenter Drifters dans la section Un Certain Regard en 2003, et Shanghai dreams (actuellement en salles) en compétition officielle en 2005.

1. Le lundi 26 février 2007 à 18:01, par uomo

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Tian Zhuangzhuang

Chinois
Né en 1952

Fils de Tian Fang, un célèbre acteur et réalisateur des années 30, et d’une actrice, Tian Zhuanhzhuang s’intéresse jeune au cinéma, mais alors qu’il a 14 ans, la Révolution Culturelle éclate, et comme des centaines de milliers de jeunes urbains, il est envoyé en rééducation à la campagne.
Il devient photographe amateur, et, de retour à Pékin, entre à la Beijing Film Academy, dont il diplômé en 1982, en même temps que Chen Kaige et Zhang Yimou. Il entre alors à la télévision où il réalise des films pour enfants et des documentaires.
Les films de Tian ont souvent attiré les foudres du gouvernement, à cause des sujets traités (les minorités ethniques dans Le voleur de chevaux, la Révolution Culturelle dans Le cerf-volant bleu). Tian est interdit de tournage, mais revient 9 ans après Le cerf-volant bleu, avec un remake de Printemps dans une petite ville. En 2004, il réalise Delamu, le premier film chinois en télévision haute-définition, à propos des minorités dans le Yunnan et au Tibet.

vendredi 2 juin 2006

Stanley Kwan

Chinois
Né en 1957

Stanley Kwan Kam-Pang (Guan Jinpeng en mandarin) est né à Hong-Kong en 1957. Il débute à la TVB (tout comme Wong Kar-Wai ou Tony Leung) comme acteur, avant de devenir producteur.
Son premier film, Women, en 1985, avec Chow Yun-Fat, est un gros succès. Un an plus tard, Love unto Waste est sélectionné au festival de Locarno. Il réalise Rouge en 1987, avec Leslie Cheung, une histoire surnaturelle et mélancolique dans le Hong-Kong moderne, puis Center Stage en 1991, avec Maggie Cheung (qui obtiendra le prix de la meilleure actrice au festival de Berlin), la biographie d’une actrice chinoise des années 30.
Il réalise en 1996 Yin ± Yang, documentaire audacieux sur la place de l’homosexualité dans le cinéma chinois, taïwanais et hongkongais. Construit à partir d’interviews de cinéastes majeurs (Ang Lee, John Woo, Tsai Mingliang, Hou Hsiao Hsien, Zhang Yimou…), le film devient aussi pour son réalisateur un exutoire et le moyen de revendiquer sa propre homosexualité.
Egalement réalisateur de court-métrages, de documentaires et metteur en scène de théâtre, Stanley Kwan réalise, en 2002, Lan Yu, histoire d'hommes à Pékin.

jeudi 1 juin 2006

Wong Kar-Wai

Chinois
Né en 1958

Wong Kar-Wai (Wang Jia-wei en Mandarin) est né à Shanghai le 17 juin 1958, mais sa famille va s’installer à Hong-Kong en 1964. Ne parlant pas Cantonnais, il a du mal a s’habituer a son nouvel univers et passe beaucoup de temps dans les salles de cinéma avec sa mère.
Il entre à TVB (la télévision hong-kongaise), où a également démaré Tony Leung, comme assistant de production. Puis une écrit une dizaine de films entre 1982 et 1987 dans des genres aussi différents que la comédie romantique au film d’action.
Il réalise son premier film en 1988 : As Tears Go By, un mélodrame très inspiré de l’univers de Martin Scorcese, et présenté à Cannes dans le cadre de La semaine de la Critique, mais considéré comme trop violent par la critique européenne.
Après quelques films à peine remarqués (dont une grande fresque, Les Cendres du Temps), arrivent le succès, en 1993, avec Chungking express, puis la reconnaissance internationale, en 1997, avec Happy Together. Suivront deux chefs-d’oeuvre : In the Mood for Love et 2046, tous deux avec Tony Leung et Maggie Cheung.
Malgré son passé de scénariste, Wong travaille beaucoup sur le mode de l’improvisation et de l’expérimentation, laissant une liberté de jeu à ses acteurs.
Il a présidé cette année le jury du Festival de Cannes.