SinoCiné - Tout sur le cinéma chinois, singapourien et taiwanais. Films, réalisateurs (Wong Kar-Wai...), acteurs (Tony Leung...), actrices (Shu Qi...) de Chine, Singapour et Taiwan

Paris

Lundi 12 Mai 2008 11h14

Beijing

Lundi 12 Mai 2008 17h14

Singapour

Lundi 12 Mai 2008 17h14

Taipei

Lundi 12 Mai 2008 17h14



SinoCiné vous présente l’actualité du cinéma chinois, taiwanais et aussi singapourien: les films dans les salles en France, dans les festivals, à la télevision et en DVD.
Il contient aussi les biographies des principaux réalisateurs (voir liste dans "Catégories") et des acteurs et actrices:

- Tony Leung
- Leslie Cheung
- Liu Ye
- Ge You
- Takeshi Kaneshiro
- Gong Li
- Maggie Cheung
- Zhou Xun
- Shu Qi
- Faye Wong
- Zhang ZiYi

Et aussi plein d’autres choses ! Prenez le temps de faire le tour...

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lundi 12 mai 2008

Mise à jour


La fiche sur Zhou Xun a été enrichie...

Zhou Xun

Chinoise
Né en 1976

Zhou Xun est née dans une famille de la classe moyenne. Son père était projectioniste et sa mère vendeuse dans un grand magasin.
Elle est rentrée au Zhejiang Arts Institute, alors que ses parents auraient préféré qu’elle aille à l’Université. Cependant, ils finirent par accepter sa passion pour l’art dramatique.
Elle commença une carrière difficile en enchainant les petits rôles, puis joue dans L’empereur et l’assassin de Chen Kaige, avant d’attirer l’attention dans Suzhou River de Lou Ye, en 2000, puis dans Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise (la petite tailleuse, c'était elle) de Dai Sijie. Elle a également joué dans Beijing Bicycle de Wang Xiaoshuai.
En 2002, elle joue un des principaux rôles du remake de La Légende des Héros du Condor, une série télé très populaire.
Elle n’est pas seulement actrice, mais également chanteuse, et a sorti, en 2003, un album (Summer) suivi en 2005 de Came Across.
Elle obtient, en 2006, le prix de la meilleure actrice au Golden Horse Film Festival (à Taiwan) dans Perhaps Love, de Peter Chan. Puis elle a un rôle secondaire dans la fresque Le Banquet de Feng Xiaogang.

dimanche 11 mai 2008

Ou êtes-vous ? Résultats...


La plupart des lecteurs de SinoCiné sont en France (73%), les autres sont en Chine (7%), ou ailleurs...

vendredi 9 mai 2008

Seventeen Years


Film chinois (1999) de Zhang Yuan

Tao Lan vit avec sa mère, son beau-père et la fille de celui-ci. Elle a 16 ans, n'aime pas l'école et attends de pouvoir quitter la maison familiale pour prendre son indépendance...
Mais elle se retrouve en prison, et 17 ans plus tard, elle obtient une autorisation pour passer le Nouvel An en famille. Alors, accompagnée de sa gardienne de prison, elle entame un périple pour retrouver sa famille. Perdue, déboussolée, après avoir passé plus la moitié de sa famille sous les verrous, elle ne sait pas trop ce qui l'attends. Sa mère ne lui a pas écrit depuis plus de 2 ans ; est-elle prête à l'accepter après le crime horrible qu'elle a commis ? L'amour maternel (et paternel) est-il plus fort que la condamnation ?

jeudi 8 mai 2008

La sélection du jeudi

mercredi 7 mai 2008

Nouveau look...

C'est le Printemps....
SinoCiné en profite pour adopter un style plus clair et plus actuel...
Vous en pensez quoi ?

PS: j'ai mis un filtre anti-spam, donc les commentaires sont ouverts...

mardi 6 mai 2008

Cannes 2008 : la sélection officielle









On notera dans la sélection officielle du Festival de Cannes de cette année:

En compétition
- 24 city de Jia Zhang Ke (Chine)
- My Magic de Eric Khoo (Singapour)

Séances spéciales
- Ashes of Time Redux de Wong Kar Wai (Chine)

Un Certain Regard
- Ting Che (Parking) de Chung Mong-hong (Taiwan)

lundi 5 mai 2008

Une jeunesse chinoise


EN DVD SUR ALAPAGE.COM

2006
De: Lou Ye
Avec: Hao Lei, Guo Xiaodong, Hu Ling

Chine, 1989.
La belle Yu Hong quitte son village, sa famille et son fiancé pour étudier à Pékin. Elle y découvre un monde d'intenses expériences sexuelles et affectives et tombe follement amoureuse d'un autre étudiant, Zhou Wei. Leur rapport tourne au jeu dangereux alors qu'autour d'eux, les étudiants commencent à manifester, exigeant la démocratie et la liberté.

Le film ("Summer Palace" en anglais, et que j'ai appelé Palais d'Eté dans la bio de Lou Ye) a été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, ceci sans l'autorisation des autorités chinoises... Le film est interdit en Chine et Lou Ye est interdit de tournage pour 5 ans, sans doute moins à cause des scènes sexuelles que pour avoir relaté les événements de Tien An Men du point de vue des étudiants.

Site du film

mercredi 30 avril 2008

Bientôt Cannes...



Le Festival de Cannes commence dans 2 semaines, et on peut noter HHH comme président du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages :
Hou Hsiao-Hsien, Président - Réalisateur et producteur taïwanais Susanne Bier - Réalisatrice danoise
Marina Hands - Actrice française
Olivier Assayas - Réalisateur français
Larry Kardish - Conservateur du département cinéma du MoMA, américain (source: http://www.toutlecine.com)

mardi 29 avril 2008

Voiture de luxe


EN DVD SUR ALAPAGE.COM

2005 (sorti en France le 27 septembre 2006)
De: Wang Chao
Avec: Tian Wuan, Wu You Cia, Li Yi Qing

Un instituteur, Li Qi Ming, proche de la retraite, part à Wuhan, à la recherche de son fils dont il n'a plus de nouvelles. Sa femme gravement malade aimerait revoir leur fils avant de mourir.
Il est accueilli par sa fille, Yanhong, qui travaille la nuit comme hôtesse dans une boîte de karaoké. Elle lui présente un policier qui va l'aider dans ses recherches et avec lequel il va se lier d'amitié. Le père fait également la connaissance de l'ami de sa fille, propriétaire du karaoké.
Lors d'un dîner où tous les quatre sont réunis, le vieux flic reconnaît dans le fiancé de Yanhong l'homme qu'il a mis en prison dix ans plus tôt...

lundi 28 avril 2008

Zoom sur... les réalisateurs taiwanais


Quelques réalisateurs taiwanais de talent:

- Ang Lee, qui mène une carrière entre Taiwan et les Etats-Unis
- Edward Yang, surtout connu pour Yi-Yi
- Hou Hsiao-Hsien et ses drames souvent minimalistes
- Tsai Ming-Liang, et sa vision très personnelle du sexe et de l'amour à Taiwan...

Ang Lee

Taiwanais
Né en 1954

Ang Lee est né et a grandi à Pintung (Taiwan), puis a fait des études aux Etats-Unis. Il est diplômé en théatre à l’Université de l’Illinois, et a obtenu un master à la Tisch School of the Arts de New York ou il était en classe avec Spike Lee.
Beaucoup de ses films traitent des interactions entre modernité et tradition. Ses films tendent aussi à avoir un ton léger et comique qui tranche avec le réalisme tragico-historique du cinéma taiwanais d’après 1987.
Son dernier film, Brokeback Mountain, actuellement en salles, a gagné le Lion d’Or au Festival International du Film de Venise, a été élu meilleur film 2005 par les critiques de Los Angeles, et est nommé 8 fois aux Oscars. Si vous ne l’avez pas déjà vu, allez-y ! (« une belle histoire d'amour, de tolérance et de liberté », Ouest-France).

Edward Yang

Taiwanais
Né en 1947

Edward Yang (Yáng Déchāng) est, avec Hou Hsiao-Hsien et Tsai Ming-Liang, l’un des principaux réalisateurs de la « nouvelle vague taiwanaise ». Il est né en 1947 à Shanghai et a grandi à Taipei, puis a étudié le génie électrique à Taiwan puis en Floride. Yang a toujours été passionné par le cinéma mais a dû laisser sa passion de côté pour se consacrer à une carrière dans la high-tech. Après avoir travaillé à Seattle, il retourne à Taiwan, et se consacre au cinéma en travaillant comme script et assistant de production. Puis il réalise des courts-métrages, avant son premier long-métrage The Day on the Beach, en 1983. Puis, il fait jouer Hou Hsiao-Hsien dans Taipei Story, l’histoire d’un ancien champion de baseball qui essaie de trouver sa voie à Taipei.
En 1991, il tourne A Brighter Summer Day, sur les gangs d’adolescents dans le Taipei des années 60, puis Mahjong, en 1996, une réflexion sur la société moderne et urbaine de Taiwan au travers de regards d’étrangers. Yang est surtout connu pour Yi-Yi, pour lequel il a reçu le prix de mise en scène à Cannes en 2000.

Hou Hsiao-Hsien

Taiwanais
Né en 1957

Hou Hsiao-Hsien (Hóu Xiàoxián en pinyin) est né en 1947 en Chine continentale (dans la province du Guangdong). Sa famille a suivi les troupes de Chiang Kai-Shek l’année suivante et a émigré à Taiwan (à Taichung, puis Hsinchu, puis dans un petit village, l’image de la famille Hou est racontée dans le très beau Un temps pour vivre, un temps pour mourir).
HHH tourne souvent des drames minimalistes à propos des bouleversements de l’histoire chinoise et taiwanaise, au travers de leurs impacts sur des individus ou de petits groupes de personnages. Par exemple, La cité des douleurs (1989) dépeinds une famille prise dans les conflits entre les taiwanais d’origine et les nouveaux arrivants chinois, après la victoire des communistes sur les nationalistes en Chine continentale. Ce film a brisé un tabou de longue date et est devenu un succès, bien que n’étant, à priori pas un film commcercial.
Son style est marqué par de longues scènes avec des mouvements de caméra minimalistes, par l’usage de l’improvisation et par le jeu naturel et discret de ses acteurs. Sans abandonner son austérité, son style a évolué, dans les années 90, vers une beauté sensuelle.
Il a dirigé le film japonais Café Lumière, en 2003, en hommage à Ozu, l’un de ses modèles. Le film traite de thèmes chers à Ozu (les tensions entre parents et enfants, entre tradition et modernité) à la manière de Hou. En 2005, Three Times (toujours dans les salles) raconte 3 histoires d’amour, en 3 lieux et 3 époques (1911, 1966 et 2005) différents, mais avec les mêmes acteurs. C’est le 6e film de HHH à avoir été en compétition à Cannes (Le maître de marionnettes avait remporté le prix du jury en 1993).
Ses films ont remporté des prix dans de nombreux festivals, par exemple à Venise ou Berlin. Cependant, ses films sont encore souvent trop peu présentés en Occident en dehors des festivals.
Hou a été également acteur, dans « Taipei Story » d’Edward Yang, en 1984. Il a produit « Epouses et concubines » de Zhang Yimou, et Olivier Assayas lui a consacré un documentaire : « HHH, portrait de Hou Hsiao-Hsien ».

Tsai Ming Liang

Taiwanais
Né en 1957

Tsai Ming Liang est né en Malaisie et y a vécu ses 20 premières années, dans un petit village, avant de partir pour Taipei. Ceci a eu, dit-il, un impact important sur sa personnalité, qui s’est, peut-être retrouvé plus tard dans ses films. « Encore aujourd’hui, je ne me sens ni Taiwanais ni Malaisien. En un sens, je peux aller n’importe où et m’y sentir bien, mais je ne ressent jamais le sentiment d’appartenance ».
Il est diplômé, en 1982, du département d’art dramatique et de cinéma de l’Université Culturelle de Chine, puis travaille comme producteur de théatrem scénariste et réalisateur pour la télévision de Hong-Kong.
En 1994, il réalise Vive l’Amour et obtient un Lion d’Or à Venise. Puis, en 1997, il a le Prix Spécial du Jury à Berlin pour La Rivière, et, en 1998, The Hole est sélectionné à Cannes.
En 2001, Tsai Ming-liang réalise Et là-bas, quelle heure est-il ?, un drame à la fois poétique et burlesque qui donne une nouvelle dimension à son cinéma. Suivent le court-métrage Le Pont n'est plus là (2002) et Goodbye, Dragon Inn, un film poétique qui se démarque par sa grande tristesse. En 2005, le cinéaste démontre un nouvelle fois sa capacité à surprendre avec La Saveur de la pastèque (toujours en salles), comédie musicale torride et sulfureuse dans laquelle les Taïwanais se perdent dans le sexe et... la saveur de la pastèque.

dimanche 27 avril 2008

Wo Ai Ni


Film chinois (2003) de Zhang Yuan, avec Peng Du et Juang Pan

En Mandarin, Wo Ai Ni signifie tout simplement "Je t'aime".
Après la mort stupide de son fiancé, une jeune infirmière se réfugie dans les bras du meilleur ami de son ex, et file une douce romance... Mais très vite, ils se marient et la situation se dégrade rapidement. On assiste alors en détail à l'auto-destruction d'un couple, jour après jour... Qui est vraiment coupable ? Difficile à dire... Elle, un brin folle après la mort de son 1er fiancé et accro à son nouveau mari ? Lui, véritable macho, plus intéressé par les autres filles, son ordinateur et ses amis que sa nouvelle épouse ?

samedi 26 avril 2008

Cap sur la Chine... maintenant en Suisse

Le Festival Cap sur la Chine est encore ce week-end à Périgueux, et est arrivé depuis mercredi à Fribourg.
De nombreux films à voir ce week-end. Je vais sans doute me laisser tenter par The Knot avec Chen Kun (pour qui je vous prépare une nouvelle bio), et The Drummer de Kenneth Bi, un nouveau réalisateur très prometteur.
Le programme:
- à Périgueux, au "Multiplex": programme
- à Fribourg, au "Cap'Ciné": programme
Si vous avez vu des films durant ce festival, vous pouvez laisser vos commentaires ici...

jeudi 24 avril 2008

Les Orphelins de Huang Shui

BIENTOT DANS LES SALLES (sortie le 11 juin)

2007 Film américain, mais histoire chinoise...
De: Roger Spottiswoode
Avec: Jonathan Rhys-Meyers, Michelle Yeoh, Chow Yun-Fat

Les Orphelins de Huang Shi nous entraîne dans la Chine des années 30 alors ravagée par la guerre, et raconte l'incroyable aventure d'un jeune journaliste anglais, d'une infirme américaine et du chef d'un groupe de partisans chinois qui vont unir leurs efforts pour sauver 60 orphelins. Ensemble, ils vont parcourir plus d'un millier de kilomètres à travers les contrées les plus hostiles, des sommets enneigés aux déserts impitoyables, pour atteindre un village où les enfants pourront enfin vivre en sécurité. (source: Allocine)

mercredi 23 avril 2008

Wu ji, la légende des cavaliers du vent

EN DVD

De: Chen Kaige
Avec: Hiroyuki Sanada, Cecilia Cheung, Jang Dong-kun

Sur un champ de bataille, la petite Quincheng en quête de nourriture se trouve face à la déesse Manshen qui détient la carte du destin.
Elle aide l'enfant, mais lui impose un pacte : "Tu seras adorée par les hommes les plus puissants, et leurs richesses seront à tes pieds. Mais tu n'obtiendras jamais l'amour vrai et si tu le rencontres, tu le perdras aussitôt."
Devenue Princesse, Quincheng ne peut influer sur le cours de son destin qui la condamne à ne jamais vivre le véritable amour. Elle ne le reconnaît pas alors qu'il se présente sous les traits d'un ancien esclave, Kunlun.
Commander sur alapage.com

lundi 21 avril 2008

Sparrow

BIENTOT DANS LES SALLES (sortie le 4 juin)

2008 Film hong-kongais
De: Johnnie To
Avec: Simon Yam, Kelly Lin, Ka Tung Lam

A Hong Kong, un Sparrow est un pickpocket. Kei est le plus habile de tous. Entre deux vols de portefeuilles avec les membres de son gang, il aime arpenter la ville à vélo, et prendre des photos. Un jour, une femme ravissante, Chun Lei apparaît dans son viseur. Il est ensorcelé. Chaque membre du gang va tomber sous le charme de cette femme qui ne les a pas croisés par hasard. Elle veut que les pickpockets dérobent pour son compte quelque chose de très précieux... (source: Allocine)

samedi 19 avril 2008

Ju Dou et les Filles du Botanistes...

Quelques jours après Ju Dou, j'ai regardé Les Filles du Botaniste, un film franco-vietnamien de Dai Sijie avec Mylène Jampanoï.
Dans les années 80, quelques part en Chine, Min Li, une orpheline eurasienne vient faire un stage chez maitre Cheng, un botaniste de renom, reclus sur une île-jardin. An, la fille du vieux despote, trouve, dans sa nouvelle compagne, récomfort et chaleur humaine, et très vite l'amitié et la complicité se muent en quelque chose de beaucoup plus fort...
Un film très esthétique, belles images, beaux cadrages, belles couleurs... mais un peu froid.
Mais surtout beaucoup de points communs entre Ju Dou et ces filles du vieux Cheng: un amour impossible, un mari violent, un vieux despote qui gouverne son petit monde à sa façon, une fin tragique qui aurait pû être évitée si on avait su, à temps, tuer (au sens physique) l'image du père... bref, il semble que dans la Chine Eternelle, il n'y ait vraiment pas d'amour heureux...

vendredi 18 avril 2008

Cap sur la Chine

Le Festival Cap sur la Chine a commencé le 27 février à St-Quentin, est depuis passé à Paris, Blois, Beaune... et est, en ce moment à Montauban et Périguex, avant de finir, dans ce beau pays qui m'héberge, à Fribourg.
C'est l'occasion de découvrir ou redécouvrir quelques très bon films, tels que, ce week-end :
- à Montauban, au "Paris": des films déjà sortis en France: Le Maitre d'Armes, Un taxi à Pékin, Le mariage de TuYa (programme)
- à Périguex, au "Multiplex": des inédits: Call for Love, Getting Home (programme)
Si vous avez vu des films durant ce festival, vous pouvez laisser vos commentaires ici...

jeudi 17 avril 2008

Zoom sur... Adieu ma Concubine

Un petit retour sur un des films de mon top 10: Adieu ma Concubine de Chen Kaige: le film, le réalisateur, les acteurs...

Adieu ma concubine

1993
Avec: Leslie Cheung, Zhang Fengyi, Gong Li, Ge You

Enfants, Douzi et Xiaolou se sont liés d'amitié à l'école de l'opéra de Pékin. Ils ne se sont jamais quittés, jouant ensemble « Adieu ma concubine », célèbre pièce de théâtre évoquant les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji et le suicide de celle-ci avant que Xiang Yu ne soit défait et tué par Liu Bang, le futur empereur Gaozu qui fonda en -202 la dynastie Han.
Dieyi - nom de théâtre de Douzi - est homosexuel ; il aime sans espoir Xiaolou qui a épousé Juxian. Désespéré, Dieyi se jette dans les bras d'un mécène, maître Yuan, et sombre dans la drogue.
Mais, toujours, l'amitié et la scène réunissent Dieyi et Xiaolou, en dépit des aléas de l'Histoire. Le coup le plus dur leur viendra du jeune Xiao Si, qu'ils ont adopté et auquel ils ont enseigné leur art.
À cause de lui et de la Révolution culturelle, ils s'entre-déchireront en public.

La coexistence problématique, au cœur des hommes comme des sociétés, de la tradition et du modernisme, est le motif central du film , qui confronte la permanence de la pièce et le destin de ses protagonistes aux soubresauts de l'Histoire, de 1924 à 1977, du rétablissement de la République à la Révolution culturelle, en passant par l'occupation japonaise et le douloureux enfantement du communisme.

Le film a obtenu la Palme d'Or à Cannes en 1993 (ex-aequo avec La leçon de piano)